Les bâtiments, murailles et ouvrages de flanquement du "donjon" ont complètement disparu, à l'exception de fragments insignifiants de murs de terrassement et une citerne de plan quadrangulaire. Il est impossible d'aller au delà des données, parfois contradictoires, fournis par les textes et par les plans anciens. Le "Galetas" semble correspondre au bâtiment longiligne du front sud (R).
La chapelle Saint-André est très difficile à localiser et identifier sur les plans à partir des descriptions. Les plans n'indiquent que des locaux de forme simple, des bâtiments refendus à corridors ou annexes formant petites tours carrés, le tout à caractère strictement civil. Rien ne révèle les formes significatives d'une chapelle qui eut le rang de collégiale castrale: peut-être l'église médiévale était-elle détruite dès avant le début du XVIIIe siècle, et la chapelle transférée dans une pièces des bâtiments, non conçue pour cet usage à l'origine?
Les textes des XVIIe et XVIIIe siècle mentionnent plusieurs tours autres que celles du front ouest dans la cour du donjon:
Le petit corps de logis adossé au front d'entrée de la basse cour (U) édifiées vers 1740, avait au rez de chaussée deux pièces avec fenêtres sur cour séparées par un refend. La porte s'ouvre près de l'angle sud-ouest, à droite du passage d'entrée de la porte de France (en reste la feuillure), et l'étage était distribué par un escalier de pierre aménagé dans l'épaisseur de la courtine, partant de la première pièce et montant dans le mur en direction de la tour G. l'étage prenait jour par deux fenêtres percées dans la courtine F-G. Une troisième travée prolongeait le bâtiment jusqu'à la tour G: elle était en partie ménagée en surcreusement dans l'épaisseur de la courtine et comportait une petite baie carrée dont le jour extérieur existe encore. A l'exception de ce dernier détail, l'ensemble des dispositions de ce bâtiment en ruines en 1988 a été systématiquement effacé par la campagne de restauration mise en œuvre cette même année. On note cependant que l'alignement de sa façade sur cour est encore indiqué au sol par le pavement qui la bordait, encore en place.
Les deux travées de locaux construites après 1793 en prolongement de ce bâtiment, au dessus et au sud de la porte, responsables de l'altération des dispositions d'origine de l'ouvrage d'entrée Baudricourt, étaient très ruinées lorsqu'elles ont été supprimées à leur tour en 1990. A la place d'une cheminée d'étage surmontant l'ancien mur séparant le passage charretier du couloir piéton du XVe, une brèche créée lors du chantier nécessita une consolidation-pansement en béton décoffré, réalisée en 1991.
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