L'existence de structures antérieures au XVe siècle à la cour haute est certaine, puisqu'il en reste des vestiges d'une muraille polygonale d'enveloppe soutenue de contreforts dont reste un exemplaire, au point ou se raccorde l'ouvrage fin XVe s de la "Porte des Griffons"(J). La chronologie relative des vestiges révèle un état intermédiaire entre ce mur d'enveloppe peut-être fin XIIe ou XIIIe siècle et la construction de la porte des Griffons : cet état est matérialisé par l'adossement d'un contrefort creux abritant un conduit de latrine à fosse à l'usage de bâtiments disparus (Q) qui s'élevaient au nord de la cour haute. Il faut noter que le plan polygonal irrégulier à contreforts du mur le plus ancien, enveloppant le socle rocheux de la cour haute, n'est pas bien exprimé sur les plans du XVIIIe siècle, au moins pour la partie qui reste visible. Au delà de ces observations nécessairement superficielles, et des indications parfois contradictoires des textes et des plans, seuls des sondages archéologiques permettraient de mieux comprendre les bâtiments du donjon et leur chronologie.
La même observation de chronologie relative appliquée aux élévations conservées de l'enceinte de la basse-cour permet de mettre en évidence l'antériorité de la majeure partie des murailles du front sud-est sur deux ou trois des tours qui la flanquent (tours C,D,E). Cette antériorité est démontrée par le fait que la tour D, qui appartient à la campagne de la fin du XVe siècle, est simplement plaquée contre le parement de la muraille préexistante. Il est plus difficile d'en juger pour la tour C, actuellement complètement ruinée, compte tenu de l'état de dégradation de la muraille en ce point. En revanche, la tour d'angle B, circulaire comme les autres, paraît homogène à la muraille. En outre, la typologie de ce qui en reste, à savoir sa base en glacis au parement relativement bien conservé, est complètement différente de celle des tours de la fin du XVe siècle (D,E,G), qui ne comportent pas de glacis. Le type d'appareillage des pierres de cette tour pourrait permettre, par analogie de mise en œuvre avec des exemples plus sûrement datables, de proposer - sous toutes réserves- le XIIIe siècle comme période de construction, sachant que si une datation plus basse peut être proposée, une plus haute n'est pas envisageable.
La muraille elle-même comporte plusieurs traces de reprises, notamment quelques mauvais raccords verticaux dans le parement. Il paraît en outre plausible, au vu de l'aspect des parements, de supposer une reprise générale de la cortine D-E contemporaine de la construction des tours qui la définissent.
Le Château - L'histoire du château - Les prossesseurs et les maitres d'ouvrage - Analyse architecturale - Vestiges du château antérieur au XVe - Un critère datant : les canonnières - Ouvrages de la fin du XVe siècle - La porte de lorraine - La porte de France - Autres constructions disparues - Les Visites - L'association - Chantier Jeunes - Actualités Evénements - Galerie photos -Localisation - Contact - Liens partenaires